Distorsions
Flêche descendante
Qu'est ce que l'Approche cognitive?
Les cognitions sont composées globalement
par nos pensées, nos représentations de soi, des autres et
du monde. Bref notre manière de penser le réel.
Plus précisément, chaque être
humain vit des situations. Ces situations sont interprétées
par l'intermédiaire de pensées (autoverbalisations) ou d'images
mentales (dialogue intérieur). De ces pensées, croyances
et représentations mentales dépendront l'humeur et le comportement
de l’individu.
Ainsi si je pense que les autres, "c'est la jungle"
ou "c'est l'enfer", il y a peu de chance que je sois décontracté
dans les situations où je suis en contact avec l'extérieur.
Ce qui est pensé est donc capital.
Ces réflexions de bon sens vous semblent
peut-être banales ou évidentes. Mais le traitement cognitif
que nous exerçons au cours de la journée est essentiellement
automatique : nous fonctionnons selon des schémas automatiques que
nous connaissons mal ou auxquels peut-être nous n'adhérons
plus totalement. Gérer le stress, c'est aussi observer ces fonctionnements
pour pouvoir mettre en valeur puis corriger ce qui dysfonctionne.
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Pensées automatiques
Le cognitivisme est avant tout une science de
la pensée.
On analyse donc ce qui, dans les pensées,
modes de pensées, dans les croyances, disfonctionne et génère
le mal-être.
Penser, chez l’être humain se concrétise,
schématiquement de deux manières :
- Pensées automatiques.
Ce mode de pensée n’est pas contrôlé
ou conscient.
L’individu est passif. Ses pensées s’imposent
à lui-même comme des schémas prédéfinis
issus de l’observation (subjective et déformée) par le sujet
de lui-même de son environnement et de toutes leurs interactions.
Ex : « ça n’arrive qu’à moi
», «de toute façon je vais me planter », «il
ne me supporte pas … »
Ce mode de pensée est donc automatique,
immuable et constant : la pensée contrôle le sujet
- Pensées "rationnelles"
Mode de pensée contrôlé et
conscient (autant que cela est possible et envisageable). Il s’agit d’une
pensée intentionnelle, plus ponctuelle.
Face à un événement, on
ne réagit pas automatiquement, on ne se laisse pas influencer par
un vécu, des interprétations abusives et mécaniques.
On prend du recul, on recherche une démarche
logique et rationnelle : Le sujet contrôle la pensée.
Du choix entre ces deux modes de réponses
de la pensée dépend l'équilibre du sujet.
La démarche cognitive propose de s’interroger
sur ces pensées automatiques et leur mise en place, pour, dans un
second temps les remplacer par des observations plus rationnelles et conformes
à la réalité. Le sujet reprend le contrôle de
ses pensées et de leur pertinence.
Remettre en cause ses a-priori, c’est se permettre
de repartir sur de nouvelles bases, de rendre possible le changement, de
générer d’autres comportements chez soi et, en interrelation
chez les autres.
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Distorsions
Les distorsions de la pensée sont le fruit
d’interférences arbitraires du sujet sur ses pensées.
Ces processus bien entendu, nourrissent et aggravent le stress.
Lectures de pensées : l’individu
pense savoir ce que pensent les autres sur lui-même.
Ex : « Ils me prennent pour un imbécile
»
Affirmation sans preuve : ce sont la plupart
du temps des prédictions aléatoires, à la forme négative.
Ex : « De toute façon, on
ne va pas y arriver »
Maximalisation et minimalisation : Tendance
à surestimer les échecs, à sous estimer les réussites.
Ex : «Là, de toutes façons,
c’était trop facile. Tout le monde pouvait le faire. »
Généralisations abusives
Ex : « les hommes sont des... »
Tout ou rien :
Ex : « on existe que quand on gagne»
Déduction abusive ou sélective
: tendance à ne retenir que ce qui sert l’idée
anxiogène, en le sortant de son contexte.
Ex : « Il ne m’a pas passé
le sel. Tu vois qu’il ne m’aime pas »
Personnalisation excessive des événements
: ramener les événements à soi.
Ex : «Tout ce qui arrive est de ma
faute»
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Flêche descendante
Intéressante, cette technique montre la
tendance du sujet stressé (et anxieux) à choisir l’option
la plus défavorable ou pessimiste. Cette démarche cognitive
est d’ailleurs tellement développée que l’individu n’envisage
plus que cette hypothèse catastrophiste. Il se focalise sur une
des facettes de la réalité qui s’offrent à lui.
La flèche descendante est une technique de
découverte par le sujet de ses schémas cognitifs de fonctionnements.
La vision plus globale des hypothèses permet de recadrer le regard
qu’il porte sur le monde.
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