Hypocondrie
 
Définition
Mise en place
Comment cela se développe
Le CD - En terminer avec l'hypocondrie


Définition 

Le DSM-IV classe ce trouble parmi les troubles somatoformes. Un trouble somatoforme est caractérisé par la présence de symptômes physiques qui ne peuvent s'expliquer complètement par une affection médicale générale ou par un autre trouble mental

A. Préoccupation centrée sur la crainte ou l'idée d'être atteint d'une maladie grave, fondée sur l'interprétation erronée par le sujet de symptômes physiques.

B. La préoccupation persiste malgré un bilan médical approprié et rassurant. 

C. La croyance exposée dans le critère A ne revêt pas une intensité délirante (comme dans le trouble délirant, type somatique) et ne se limite pas à une préoccupation centrée sur l'apparence (comme dans le trouble: peur d'une dysmorphie corporelle).

D. La préoccupation est à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.

E. La durée de la perturbation est d'au moins 6 mois. 

F. La préoccupation n'est pas mieux expliquée par une anxiété généralisée, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble panique, un épisode dépressif majeur, une angoisse de séparation ou un autre trouble somatoforme. 

Référence:
American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p. 


Mise en place 

Le trouble peut débuter en fonction d’événements de vie traumatisants (deuil, séparation…), de l’observation de modèles anxieux familiaux ou sociaux (surprotection…), de stress chronique pendant l’enfance, de carences affectives… En fonction de ce qu’il a vécu, le sujet développe une incapacité à se sécuriser tout seul.
 


Comment cela se développe ? 

Scénario anxieux :
Des symptômes, douleurs, sensation ou variations physiologiques entraînent la formation de croyances, pensées alarmistes concernant une maladie éventuelle. Comme dans tout mécanisme anxieux, l’attention devient sélective, le sujet est en alarme et les manifestations physiologiques de l’anxiété viennent s’ajouter aux premières sensations : le système nerveux central s’emballe (transpiration, palpitations, douleurs musculaires, douleur à la poitrine, étourdissement…). Ces manifestations peuvent mener à une attaque de panique, crise d’angoisse sans danger pour la santé physique ou mentale mais spectaculaire et inquiétante.

Hypervigilance sensorielle :
Hypervigilant , le sujet interprète comme nouveaux et dangereux des phénomènes normaux que jusque-là il n’avait pas remarqué : sensations corporelles, perception de soi, apparence… En portant son attention sur le phénomène naturel et normalement anodin, la personne amplifie la manifestation. Ainsi par exemple, si on pense qu’on a un souci respiratoire, on se focalise sur la respiration, on crée des tensions musculaires et… on respire mal, ce qui vient renforcer l’idée de départ. 

Réassurance :
Les comportements de réassurance (médecin, auto- auscultation…), comme dans toute manifestation anxieuse apportent une illusion de contrôle : réassurance à court terme, mais augmentation de l’anxiété à moyen et long terme. 

Croyances :
En dehors même des interprétations dysfonctionnelles des sensations physiques, le sujet met en place de nombreuses distorsions de l’information, autant celle venant du monde médical ou des médias que celle des proches. Ces distorsions viennent déformer la réalité : généralisations, scénarios catastrophes, déductions abusives… Tout est pensé, choisi, sélectionné en fonction de ce qui est appréhendé.

J. Boutillier


Le CD - En terminer avec l'hypocondrie 

Ce CD très complet présente de nombreuses ressources de remise en cause de l'hypocondrie : Hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique, hypnose traditionnelle, sophrologie et relaxation.

Une première séance présente une démarche célèbre d'hypnose ericksonienne et de PNL utilisée dans le cadre des phobies, suivie d'une profonde intégration. Elle est efficace dans le cadre de l'hypocondrie elle-même mais aussi dans le traitement des chocs, traumatismes pouvant participer au trouble.

Une deuxième séance se spécialise dans le trouble hypocondriaque lui-même : recadrage du phénomène anxieux, recadrage de la dérive imaginaire et lâcher-prise profond et puissant par rapport à la peur pour la santé, les maladies...

Ces deux outils proposent une approche globale et puissante.

Bonne pratique
J. Boutillier