A. Préoccupation centrée sur la crainte ou l'idée d'être atteint d'une maladie grave, fondée sur l'interprétation erronée par le sujet de symptômes physiques.
B. La préoccupation persiste malgré un bilan médical approprié et rassurant.
C. La croyance exposée dans le critère A ne revêt pas une intensité délirante (comme dans le trouble délirant, type somatique) et ne se limite pas à une préoccupation centrée sur l'apparence (comme dans le trouble: peur d'une dysmorphie corporelle).
D. La préoccupation est à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.
E. La durée de la perturbation est d'au moins 6 mois.
F. La préoccupation n'est pas mieux expliquée par une anxiété généralisée, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble panique, un épisode dépressif majeur, une angoisse de séparation ou un autre trouble somatoforme.
Référence:
American Psychiatric
association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.
Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.
Scénario
anxieux :
Des symptômes,
douleurs, sensation ou variations physiologiques entraînent la formation
de croyances, pensées alarmistes concernant une maladie éventuelle.
Comme dans tout mécanisme anxieux, l’attention devient sélective,
le sujet est en alarme et les manifestations physiologiques de l’anxiété
viennent s’ajouter aux premières sensations : le système
nerveux central s’emballe (transpiration, palpitations, douleurs musculaires,
douleur à la poitrine, étourdissement…). Ces manifestations
peuvent mener à une attaque de panique, crise d’angoisse sans danger
pour la santé physique ou mentale mais spectaculaire et inquiétante.
Hypervigilance
sensorielle :
Hypervigilant
, le sujet interprète comme nouveaux et dangereux des phénomènes
normaux que jusque-là il n’avait pas remarqué : sensations
corporelles, perception de soi, apparence… En portant son attention sur
le phénomène naturel et normalement anodin, la personne amplifie
la manifestation. Ainsi par exemple, si on pense qu’on a un souci respiratoire,
on se focalise sur la respiration, on crée des tensions musculaires
et… on respire mal, ce qui vient renforcer l’idée de départ.
Réassurance
:
Les comportements
de réassurance (médecin, auto- auscultation…), comme dans
toute manifestation anxieuse apportent une illusion de contrôle :
réassurance à court terme, mais augmentation de l’anxiété
à moyen et long terme.
Croyances
:
En dehors
même des interprétations dysfonctionnelles des sensations
physiques, le sujet met en place de nombreuses distorsions de l’information,
autant celle venant du monde médical ou des médias que celle
des proches. Ces distorsions viennent déformer la réalité
: généralisations, scénarios catastrophes, déductions
abusives… Tout est pensé, choisi, sélectionné en fonction
de ce qui est appréhendé.
Une première séance présente une démarche célèbre d'hypnose ericksonienne et de PNL utilisée dans le cadre des phobies, suivie d'une profonde intégration. Elle est efficace dans le cadre de l'hypocondrie elle-même mais aussi dans le traitement des chocs, traumatismes pouvant participer au trouble.
Une deuxième séance se spécialise dans le trouble hypocondriaque lui-même : recadrage du phénomène anxieux, recadrage de la dérive imaginaire et lâcher-prise profond et puissant par rapport à la peur pour la santé, les maladies...
Ces deux outils proposent une approche globale et puissante.