Qu'est-ce que la timidité?
La timidité, dans l'acceptation générale du terme constitue donc une sorte d'état d'être chronique qui, sans générer un mal-être aigu ou une peur extrême, nuit au développement des relations et compétences sociales. Bien que beaucoup s'arrachent les cheveux à établir une définition depuis quelques années, on peut préciser la définition de la timidité en tant que "manière d'être durable et habituelle, marquée par une tendance prononcée, lors des situations nouvelles, à se tenir en retrait et à éviter de prendre l'initiative, malgré un désir relatif d'échanges avec l'entourage." (C. André / La peur des autres).
Il est à noter que dans un
entourage familier, de nombreux timides n'en sont plus et témoignent
plutôt de bonne qualités relationnelles.
Qu'est-ce qui intimide?
Parler devant une assemblée
: 74%
Participer à un groupe :
73%
Rencontrer des inconnus : 70%
Rencontrer une personne de sexe
opposer : 64%
Se sentir inférieur à
ses interlocuteurs : 56%
(Etude P. Zimbardo)
Deux axes apparaissent donc
- La nouveauté - L'initiative
- Le fait d'être en point
de mire - L'implication personnelle
Contrôle et repli
De manière schématique,
quelqu'un de timide se sent donc vulnérable et craint le jugement.
Le contrôle va donc être un phénomène important
: contrôle de ce qui est dit, contrôle des émotions,
contrôle de l'image qui est donnée... D'ou la réserve
observée dans le cas de la timidité, où l'apparent
repli sur soi-même. Bref, une addition d'inhibitions. S'agissant
d'un phénomène non pathologique, les manifestations corporelles,
cognitives, comportementales vont être la plupart du temps légères.
Plutôt que des crises paroxystiques, s'installe un état chronique
et durable, d'autant plus pernicieux qu'on peut l'associer à la
personnalité ("Je suis comme ça"). Il faut donc qu'il y ait
handicap pour qu'une personne timide cherche de l'aide.
Inhibition
Le sujet possède les qualités
assertives, les compétences sociales mais elles sont inhibées
: pour une raison ou une autre, le sujet n'exprime pas ses potentiels et
compétences réelles en situation sociale.
- Il peut s'agir ici d'un conditionnement émotionnel : celui-ci fait que l'individu, dans telle ou telle situation, perd ses moyens. Les émotions liées à l'état sont alors importantes.
- Il peut également être
question des mécanismes cognitifs de l'individu : discours interne
négatif et/ou dévalorisant, auto-verbalisation pendant ou
après la situation. Les croyances sont alors au centre du phénomène.
Défaut d'appentissage
Le sujet présente des lacunes
dans le domaine des compétences sociales. Pour une raison ou une
autre, le sujet n'a pas développé les compétences
sociales ou il les possède mais n'a pas appris à les utiliser
ou les combiner de manière adaptée à la situation.
- Pendant l'enfance, les comportements assertifs n'ont pas été encouragés ou renforcés ("on parle quand on a quelque chose d'intéressant à dire", "tu n'arrêtes pas de parler de toi"...)
- Des comportés inhibés ou évitants ont été encouragés ou renforcés ("dans la vie, il vaut mieux rester en retrait", ...)
Diificulté à choisir
le comportement approprié
Le sujet possède les compétences
mais a des difficultés à identifier le comportement
approprié à telle ou telle situation, ou a lui apporter les
nuances et proportions adaptées.
Quand on vit une situation sociale à travers le filtre de la timidité, on en vient à penser d’une certaine manière, à éprouver des sensations particulières car anxieuses. Cela interagit sur les comportements et provoque des états émotionnels désagréables voire handicapants. Toutes ses manifestations nuisent au bien-être et à la performance dans la dite situation. Celle-ci est mal vécue, mal interprétée, ce qui renforce la timidité elle-même etc... Nous sommes là dans un cercle vicieux.
Les éléments constitutifs
prépondérants sont donc cognitifs, psycho-corporels, comportementaux
et émotionnels. Ils sont issus d’une construction, d’un apprentissage
inconscient (traumatismes, stress chronique pendant l’enfance, exemples
familiaux ou sociaux d’anxiété…) De cet apprentissage émerge
façon de penser, et ainsi sensations, émotions et comportements.
Ces éléments émergent consciemment plus ou moins
consciemment. Une remise en cause de la timidité passe donc par
la mise en perspective de ces différents aspects et la mise en place
de changements ou d’évolutions adaptés au bien-être.
Le CD proposé présente
une approche complète et puissante de la timidité.
Une première séance,
à dominante inconsciente se penche sur la construction de la timidité,
sur les différents apprentissages inconscients, habitudes qui génèrent
la difficulté : manière de se représenter la réalité,
système de pensée mis en place sur soi et les autres, recadrage
des différents mécanismes anxieux inconscients.
Une deuxième séance,
complémentaire vous offre la possibilité de construire d’autres
manières de fonctionner dans les situations sociales, à travers
différents outils : gestion du stress, traitement de la pensée
négative, ouverture vers l’extérieur, développement
de la confiance en soi, mise en place d’ancrages de sécurité
et de confiance, projection dans le changement, motivation.
En pratiquant, des changements adaptés
au bien-être se mettent en place.